Le vignoble Delobel

S'étendant sur 12 hectares, le domaine Delobel, en conversion bio depuis 2013, est situé sur le terroir de Oisly dans le Val de Loire. 85 % de ses vignes sont en Sauvignon Blanc, cépage chouchou de son jeune vigneron, le reste étant composé de 2 ha de Gamay et de Pineau d'Aunis, cépages rouges fruités. Il peut donc proposer des vins des AOC Touraine et Touraine-Oisly.

Les sols du vignoble possèdent une belle variété. La majorité sont composés de sable de Sologne sur une base d'argile plutôt acide, mais on trouve aussi des terroirs argilo-calcaires type « Aubuis » et des « Perruches » (silex) qui ont l'avantage de se réchauffer très vite.

 Les vignes de l'exploitation, dont 1/3 ont une cinquantaine d'années, sont issues de sélections massales, ce qui permet de conserver la qualité de production des anciens ceps et une complexité variétale riche.

Benjamin Delobel a véritablement eu un coup pour ce vignoble entouré de bois. Une biodiversité créant un bel équilibre entre chaque élément et permettant surtout au viticulteur de travailler sereinement des ceps en culture biologique. Un label bio indispensable selon lui car, aimant particulièrement le contact avec la terre, il ne pouvait pas concevoir d'être quotidiennement dans des vignes où l’écosystème naturel n’était pas préservé. Par conséquent, les seuls intrants qu'il s'autorise correspondent au cahier des charges du label AB et sont d'origine naturelle : cuivre, soufre, argile ou encore tisanes de plantes. Et grâce à l'environnement qui entoure le domaine et à sa biodiversité, un équilibre entre les vignes et les insectes s'est spontanément créé.

Bien entendu, tout cela va de pair avec une action dans le vignoble la plus naturelle et la plus respectueuse possible : travail peu profond du sol afin de ne pas abîmer les racines, laisser une flore se redéployer, et assurer ainsi la pérennité des ceps ; bandes enherbées naturellement entre chaque rang (sans semis) ou encore utilisation, selon les années, d’engrais verts (plantes cultivées dans les vignes) ou de composts organiques (fumier de volailles ou de bovins) dans le but de maintenir la fertilité du sol.